Politique de confidentialité
Bienveillance appelle par téléphone des personnes accompagnées par une structure sociale, pour prendre de leurs nouvelles. Voici ce que cela suppose comme données, et ce que nous en faisons.
En résumé
- Bienveillance est un service de lien social par téléphone. Ce n’est pas un service médical, il ne remplace pas un appel aux secours et il ne donne jamais d’avis sur la santé.
- Les appels sont passés par une assistante vocale automatique, au nom du service auquel la structure a inscrit la personne. Elle le dit dès qu’on le lui demande, et la personne peut raccrocher à tout moment.
- La voix n’est pas enregistrée par défaut. L’audio transite le temps de la conversation. Si l’enregistrement est activé pour un contrôle de qualité, il est supprimé au plus tard trente jours après l’appel.
- Aucune donnée de santé n’est demandée ni rangée dans une fiche : ni maladie, ni traitement, ni mesure. Ce qu’une personne en dit spontanément est en revanche conservé tel quel dans le texte de l’appel : le masquage automatique prévu à cet effet n’est pas activé aujourd’hui.
- Les serveurs et les sauvegardes sont hébergés en France.
- Un seul cookie, celui qui maintient la session des professionnels. Aucune mesure d’audience, aucun traceur publicitaire, aucune revente.
Sommaire
Qui traite les données
La structure qui accompagne la personne — centre communal d’action sociale, service d’aide à domicile, association — décide de mettre en place l’accompagnement, choisit les personnes appelées, recueille leur accord et désigne les proches à prévenir. C’est elle le responsable de traitement au sens du RGPD, et c’est à elle qu’une demande s’adresse en premier : elle connaît le dossier.
Yessod Systems, qui édite le service sous le nom commercial Bienveillance, fournit la plateforme et n’agit que sur instruction de la structure. La société intervient comme sous-traitant au sens de l’article 28 du RGPD, dans le cadre d’un contrat qui lui interdit tout usage des données pour son propre compte.
- Éditeur
- Yessod Systems, SASU au capital de 126 €
- Siège social
- 62 avenue du Général Leclerc, 94700 Maisons-Alfort
- Immatriculation
- 105 444 418 R.C.S. Créteil — SIRET 105 444 418 00013
- TVA intracommunautaire
- FR67105444418
- Directeur de la publication
- Killian Msika, président
- Contact
- contact@bienveillance.io
Qui est concerné
- Les personnes appelées, accompagnées par une structure qui a souscrit au service.
- Leur entourage : les proches et référents déclarés comme contacts à prévenir. Leurs coordonnées sont transmises par la structure, qui les a recueillies auprès d’eux.
- Les professionnels des structures qui utilisent le portail de suivi.
Les données traitées
| Catégorie | Ce qu’elle contient | Origine |
|---|---|---|
| Identité de la personne appelée | Nom, prénom, numéro de téléphone, année de naissance, fuseau horaire. L’année seule, jamais la date complète : elle suffit à adapter le ton. | La structure |
| Contexte de vie et préférences | Ce qui permet de tenir une vraie conversation : sujets appréciés, sujets à éviter, précautions de formulation, situation de vie en texte libre. | La structure, complété au fil du suivi |
| Réglages d’appel | Voix, volume, jours et heures, fréquence, durée maximale, sensibilité de la détection d’alerte. | La structure |
| Entourage | Nom, lien avec la personne (« sa fille », « son voisin »), téléphone, adresse électronique, rang dans la chaîne d’alerte. | La structure |
| Traces d’appel | Date, heure, durée, issue de l’appel (répondu, sans réponse, messagerie), numéros appelant et appelé, versions du modèle, de la conduite d’appel et de l’annonce jouée. | La plateforme |
| Transcription | Le texte de l’échange, tel qu’il a été dit : le masquage automatique des mentions de santé n’est pas activé aujourd’hui. | La plateforme |
| Mémoire de conversation | Un résumé des dix derniers appels de la personne, qui permet de reprendre le fil d’une fois sur l’autre. Construit à partir des transcriptions, il ne leur survit pas. | La plateforme |
| Lecture de l’échange | Une indication de l’humeur exprimée, calculée à partir des mots employés — jamais de la voix —, et les points marquants de la conversation, relevés automatiquement pour aider la structure à lire le suivi. | La plateforme |
| Alertes | Motif factuel, extrait de l’échange à l’origine de l’alerte, personnes prévenues, canal utilisé, qui a pris la situation en charge et quand. | La plateforme |
| Accord WhatsApp des proches | Si chaque proche accepte d’être prévenu par WhatsApp. Les autres accords sont recueillis et conservés par la structure avant l’inscription, hors de la plateforme. | La structure |
| Comptes professionnels | Nom, adresse électronique, rôle, structure de rattachement, empreinte du mot de passe, traces de connexion. | La structure |
| Journal d’audit | Qui a fait quoi sur la plateforme, et quand. Il ne contient jamais de contenu d’appel ni de donnée concernant une personne accompagnée. | La plateforme |
Ce qui n’est jamais collecté
- Aucune donnée de santé structurée. Le modèle de données ne comporte aucun champ de maladie, de traitement, de symptôme ni de mesure physiologique, et une vérification automatique fait échouer la mise en production si quelqu’un tente d’en ajouter un.
- Aucun enregistrement audio par défaut. La voix est transcrite pour être comprise pendant l’appel, puis elle disparaît.
- Aucun profilage, aucune décision automatisée. L’indication d’humeur et les points marquants aident la structure à lire le suivi ; ils ne déclenchent aucune alerte et ne décident de rien à la place d’une personne.
- Aucune donnée de localisation.
- Aucune donnée bancaire des personnes appelées : la facturation lie l’éditeur à la structure, jamais à la personne.
Pourquoi, et sur quel fondement
| Finalité | Fondement |
|---|---|
| Passer les appels de veille et en tenir le fil | L’accord de la personne, ou de son représentant légal, recueilli par la structure avant le premier appel. La structure, responsable de traitement, retient le fondement exact applicable à son activité et l’inscrit à son registre. |
| Prévenir l’entourage et la structure d’un propos préoccupant | La sauvegarde des intérêts vitaux de la personne, et l’accord recueilli quant au partage avec les proches. |
| Conserver la transcription pour le suivi | L’accord de la personne, recueilli par la structure avant son inscription, en même temps que celui des appels. |
| Sécuriser la plateforme, journaliser, prouver l’exercice des droits | Le respect d’obligations légales, et l’intérêt légitime à disposer d’une trace non modifiable des actions effectuées. |
| Facturer le service à la structure | L’exécution du contrat conclu entre la structure et l’éditeur. |
Ce que devient ce qui se dit pendant l’appel
Une conversation de convivialité amène tôt ou tard une phrase sur la santé — « je n’ai pas bien dormi », « j’ai vu le docteur mardi ». Le service n’a pas vocation à constituer un dossier médical, et n’en veut pas. Un traitement est prévu pour retirer ces mentions avant le premier enregistrement.
Ce traitement n’est pas activé aujourd’hui. Tant qu’il ne l’est pas, la transcription conserve le texte tel qu’il a été dit, et le résumé est construit à partir de ce texte. Lorsqu’il est activé, il s’exécute après le raccrochage :
- Un dictionnaire repère les médicaments, les maladies, les actes et les mesures (« deux fois par jour », « 500 mg », une tension).
- Une seconde passe, confiée à un modèle de langage, rattrape ce que le dictionnaire n’a pas vu. Ce modèle ne peut renvoyer que des positions à masquer dans le texte, jamais du texte : il lui est matériellement impossible d’inventer un contenu médical.
- Chaque passage repéré est remplacé par une marque de masquage. Le texte d’origine n’est écrit nulle part : il n’existe que dans la mémoire vive du traitement, le temps de celui-ci.
Le résumé et la mémoire de conversation sont construits à partir des transcriptions enregistrées, jamais d’une autre source. C’est ce qui évite qu’une mention effacée réapparaisse d’elle-même à l’appel suivant.
Aucun filtre n’est parfait, et nous ne prétendons pas le contraire. L’engagement porte sur une conception qui écarte ces mentions, pas sur une garantie d’exhaustivité. C’est la raison d’être du mécanisme de purge, actif lui, indépendant de l’application : sur signalement, un passage est supprimé définitivement de la transcription et la mémoire est reconstruite dans la foulée, sans rompre la continuité du suivi.
Enfin, l’extrait qui a déclenché une alerte ne quitte pas le portail : un proche prévenu par message reçoit un prénom, une heure et un motif factuel — jamais le contenu de la conversation.
Le recours à l’intelligence artificielle
L’appel est conduit par un système automatique, présenté comme tel à la personne lors de son inscription par la structure. Chaque appel s’ouvre par son prénom et le nom du service, puis une question sur ses nouvelles :
« Bonjour Arlette, c’est Bienveillance. Comment ça va ? »
L’assistante confirme qu’elle est une assistante vocale automatique dès qu’on le lui demande. Un proche ou une personne inconnue qui appelle le numéro l’entend dès les premiers mots. Cette ouverture ne peut pas être interrompue, et la version exacte jouée est conservée avec l’appel, au même titre que la version du modèle et celle de la conduite d’appel : un appel de novembre reste explicable en février.
- Le système ne pose aucune question de nature médicale et ne relance jamais sur un sujet de santé abordé spontanément.
- Il ne pose pas de diagnostic, ne rassure pas sur un symptôme, ne conseille aucun traitement.
- Il ne tire rien de la voix elle-même et n’établit aucun profil. L’indication d’humeur montrée aux professionnels vient des mots employés pendant l’appel.
- Une alerte prévient des êtres humains, elle ne déclenche rien d’autre. Le service ne dispose d’aucun moyen d’appeler le 15 ou le 112 : c’est la personne prévenue qui décide de la suite.
- Si on lui demande si elle est humaine, l’assistante répond qu’elle ne l’est pas.
Qui d’autre y a accès
À l’intérieur du service, un professionnel n’accède qu’aux dossiers de sa structure. Ce cloisonnement est appliqué par la base de données elle-même, et non par un filtre d’affichage : modifier une adresse dans le navigateur ne donne accès à rien.
Faire sonner un téléphone, comprendre une phrase, prononcer une réponse et envoyer un message suppose des prestataires techniques. Ils interviennent tous comme sous-traitants, pour la seule exécution du service :
| Prestataire | Rôle | Établissement |
|---|---|---|
| OVHcloud | Hébergement des serveurs, de la base de données et des sauvegardes | France |
| Twilio | Établissement des appels téléphoniques | États-Unis |
| OpenAI | Compréhension et conduite de la conversation en temps réel ; résumé et lecture de l’échange ; repérage des mentions de santé à masquer, lorsque ce masquage est activé | États-Unis |
| ElevenLabs | Synthèse de la voix | États-Unis |
| Brevo | Envoi des SMS et des courriers électroniques d’alerte | France |
| Meta Platforms Ireland | Envoi des messages WhatsApp d’alerte, lorsque ce canal est activé | Irlande |
| Kairos Corp | Maintenance technique de la plateforme | France |
Aucune donnée n’est vendue, louée, ni utilisée à des fins publicitaires. Les transferts hors de l’Union européenne se limitent à ce qu’exige le déroulement de l’appel et sont encadrés par les garanties prévues au chapitre V du RGPD. Le détail — contrats, garanties, catégories transférées — figure au registre des sous-traitants, que la structure peut communiquer sur demande.
Combien de temps
| Donnée | Durée |
|---|---|
| Enregistrement audio | Aucun par défaut ; trente jours au plus lorsqu’il est activé. |
| Transcription d’un appel, et sa lecture | Douze mois, puis suppression. |
| Mémoire de conversation | Glissante : les dix derniers appels seulement, et supprimée dès qu’une transcription qu’elle résume l’est. |
| Traces d’appel et alertes | Trois ans après l’appel, puis suppression. |
| Notes de suivi et réponses des proches | Trois ans, puis suppression. |
| Dossier archivé par la structure | Supprimé en entier cinq ans après son archivage. |
| Demandes d’effacement | Conservées au-delà de la fin de l’accompagnement : elles sont la preuve qu’un droit a été exercé. |
| Journal d’audit | Trois ans. Il ne contient aucun contenu d’appel. |
| Sauvegardes chiffrées | Trente jours glissants. |
| Lien de confirmation envoyé à un proche | Quatre heures, et détruit dès qu’il a servi. |
| Session d’un professionnel connecté | Douze heures. |
Vos droits, et comment les exercer
Toute personne concernée peut demander à accéder à ses données, à les faire corriger, à les faire effacer, à en limiter l’usage, à s’opposer au traitement, à retirer son accord à tout moment, et à recevoir une copie de ses données.
La demande s’adresse à la structure qui accompagne la personne : elle détient le dossier, et l’éditeur ne peut agir que sur son instruction. Une réponse est due dans un délai d’un mois. Si la structure ne répond pas, ou pour toute question sur le présent document, l’éditeur se joint à contact@bienveillance.io.
Deux cas particuliers, plus simples que le reste
- Ne plus être appelé. Il suffit de le dire à la structure qui accompagne la personne, ou pendant l’appel : l’assistante le signale aussitôt à la structure, qui met fin aux appels avec elle, sans courrier et sans avoir à se justifier.
- Un effacement partiel. Une demande peut porter sur le dossier entier, sur les seules transcriptions, ou sur la seule mémoire de conversation. Dans tous les cas, l’effacement porte aussi sur les résumés : ce qui a été supprimé ne revient pas à l’appel suivant.
En cas de désaccord persistant, une réclamation peut être adressée à la Commission nationale de l’informatique et des libertés, www.cnil.fr.
Comment les données sont protégées
- Cloisonnement en base. Chaque structure est isolée par une règle qu’applique la base de données à chaque requête, et non par le code applicatif.
- Chiffrement. Les échanges avec le portail sont chiffrés, les sauvegardes le sont également.
- Journal non modifiable. Les actions sensibles sont écrites dans un journal que l’application peut compléter, mais ni corriger ni effacer.
- Pas d’inscription libre. On entre sur le portail par invitation d’un administrateur de la structure.
- Les liens envoyés aux proches ne révèlent presque rien. Un lien de confirmation d’alerte affiche un prénom et une heure — ni le motif, ni l’extrait, ni le dossier. Il ne sert qu’une fois et expire en quatre heures.
- Aucune ressource tierce. Le portail ne charge ni police de caractères, ni script, ni image depuis un service extérieur : l’adresse IP d’un visiteur n’est communiquée à personne.
Mises à jour de ce document
Ce document porte un numéro de version. Une modification de fond donne lieu à une nouvelle version, dont les structures sont informées.
Version 2026.09-3, en vigueur depuis le 28 septembre 2026.
